Après la 1ère édition qui a rassemblé plus de 1000 spectateurs, Annabelle Berton, directrice du Cinéma Variétés, Charlotte Echardour, directrice du Cinéma Rialto et Eric Belhassen, producteur du festival et directeur de Boca a Boca Productions prolongent l’aventure en 2024 avec une 2nde édition de la Fiesta del Cine, du 19 au 28 janvier 2024. Huit films inédits en France et d’origine Argentine, Bolivie, Brésil, Uruguay, Colombie, et Mexique. Deux nouveautés pour cette 2nd édition viennent renforcer la programmation : une courte rétrospective en hommage à l’acteur argentin Ricardo Darin et un partenariat avec la Cinémathèque de Nice, qui présentera deux films de sa collection. Il s’agit bien d’un voyage en terres sud américaines que vous propose le Festival avec la participation des réalisateurs (en direct de leur pays) en compétition mais aussi avec des activités culturelles autour de la gastronomie, la musique et la danse, à la découverte du patrimoine latino-américain.

Dans ce biopic, nous retrouvons la légende colombienne Joe Arroyo, grand musicien et chanteur à travers les grandes étapes de sa vie et dans son intimité. Une ode à la salsa et au paysage colombien sous le joug de son protagoniste incarné par Jhon Narváez, récompensé du Prix Macondo pour sa remarquable performance.

Primé à Un certain regard 2023, ce documentaire nous plonge dans l’histoire et les luttes du peuple autochtone Krahô au Brésil pour leur survie et l’avenir de notre planète. Le couple de réalisateurs dénonce et révèle avec poésie et justesse, le combat politique mené par les Krahôs dans un Brésil dangereux où la défaite de Bolsonaro n’est plus qu’attendue pour enfin guérir le pays

Café fuit la campagne brésilienne à cause d’une « vendetta familiale » et tente de retrouver son père, emprisonné dans une prison à Río. Pépi vit dans la périphérie, abusée par son beau-père et jetée dehors par sa propre mère. Limão vit sous un pont avec sa mère Marta, toxicomane. L’histoire tragique de ces trois enfants dessine et trace avec poésie au long du film, la force d’une amitié grandissante à la croisée des chemins

Dans le village bolivien de Rosillas, Gregorio, un paysan lutte pour avoir accès à l’eau après qu’un riche agriculteur argentin le prive du réservoir appartenant anciennement à sa famille. Ceux du bas, la famille de Gregorio s’affronte ainsi à ceux du haut, le colonel Igrejas, le voisinage et la mairie. Dans ce drame social à la frontière du documentaire, Alejandro Quiroga
soulève une problématique universelle, l’accès à l’eau, toujours facteur de disparités sociales et d’enjeux écologiques.

Marcelo, professeur de philosophie, souhaite hériter du poste que son ami le Professeur Caselli avait avant son décès. Or, Rafael Sujarchuk, un collègue de l’université européenne tente lui aussi de récupérer le poste vacant. C’est une course pour un nouveau statut dans une compétition intellectuelle et philosophique que cette tragi-comédie dépeint, dans une Argentine, elle aussi en crise, au bord du chaos

A la suite du décès de son père, Laura Gabay réalise un premier long-métrage entre documentaire et autofiction qui tisse et développe les liens interculturels et intergénérationnels entre l’Uruguay, son pays d’origine, soumis à la dictature des années 70 et l’histoire de sa famille, résolue à l’exil. A partir d’un travail d’archives et de reconstitution graphique et sonore, le film explore une histoire tragique familiale singulière cependant collective au service d’une consolidation du devoir de mémoire para no olvidar.

Exu, divinité africaine depuis des millénaires, est devenue l’incarnation du diable au Brésil. Ce documentaire tente d’interroger le basculement de cette figure populaire sous le prisme d’un professeur nigérian qui lutte contre cette perception diabolique dans un Brésil où la liberté de culte menacée et le racisme sont devenus systémiques.
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